Table Ronde “Habiter la métropole, habiter nos quartiers”, le 6 oct 2017 – Résumé de Franck Faucheux

Vivapolis, le réseau a participé à la 2e journée portes ouvertes pour la promenade urbaine Barbès Chapelle Stalingrad, à une table ouverte sur la thématique “Habiter la métropole, habiter nos quartiers” le vendredi 6 octobre 2017. Franck Faucheux, chargé de mission Réseau Vivapolis a participé à ce moment d’échange aux côté de Pascale Desmazières de l’association Xérographes, maison d’édition et librairie du 18ème, de Frédéric Sultan, fondateur de Remix the commons, facilitateur de projets de coopération et de Thierry Paquot, professeur émérite à l’Institut d’urbanisme de Paris. Le modérateur de la table ouverte était Constantin Petcou, architecte collectif CivicLine.

Les différentes interventions ont permis de mettre en évidence la notion des « Communs » au sens des éléments de connaissance, de cultures, de pratiques (urbaines) qui appartiennent à tous et souvent aux lieux. Reconnaître et mettre à jour ces « Communs » sont notamment ce que Frédéric Sultan capitalise dans son outil internet « Remix the commons » ou ce que l’association Xerographes édite dans une collection née d’ateliers dans le quartier du 18ème arrondissement de Paris. Ces « communs » sont des représentations vivantes du quartier, des comportements, des besoins et des attentes.

Depuis la conférence de Rio en 1992, la participation citoyenne est un des éléments fondamentaux reconnu de la ville durable, et dans le développement des modèles de « Smart-Cities », l’inertie des changements de comportement est souvent dénoncée comme un des freins aux déploiements des innovations. Cette table ronde a insisté sur la dichotomie entre les solutions proposées, financées et mises en place par la puissance publique, notamment dans les espaces publics, et les demandes citoyennes. Thierry Paquot a même parlé d’incompréhension et appelé à une joyeuse résistance.

Et si les communs étaient une nouvelle manière de mettre en place de la participation voire de la co-construction dans les projets urbains, en complémentarité avec les études amont, les réunions publiques et les conseils de quartiers ? Mais il faut pour cela montrer aux décideurs, les collectivités notamment, le bien-fondé de donner du temps et des moyens pour laisser émerger, sans directives amont, la (re)connaissance de ces communs. En termes de marché public, ces démarches sont davantage des projets culturels, dont le but est la parole, l’échange, la connaissance de ces communs au service de la personnalité des lieux et des gens plutôt qu’un élément d’études urbaines. Et d’ailleurs, ce sont des artistes qui dirigent la maison d’édition Xerographes.

 

Résumé par Franck Faucheux, 8 octobre 2017

By | 2017-10-12T09:38:47+00:00 October 12th, 2017|Categories: Article, Événements|0 Comments

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